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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 18:15

Dès avant guerre, le Grand Prix de Grans était l'une des plus belles épreuves provençales. Bien dotée, avec un kilométrage appréciable, elle attirait toutes les convoitises (une centainede partants en 1954). Outre le gratin provençal, on trouvait au départ de cette édition 1954 le Lorrain Glbert Bauvin et les Azuréens Nello Lauredi et Lucien Lazaridès. Il n'y a qu'à lire le classement pour comprendre...

 

 

 

 

27-04-1954

 

17° Grand Prix de Grans

 

 

 

 

1 Dominique Canavese (Berre) bic Vietto 3h40'

 

2 Raymond Elena (VCGG) à 1l

 

3 André Payan (AVAM)

 

4 Adolphe Pezzuli (Saint Cyr)

 

5 Robert Bonetto (US Seynoise)

 

6 Max Tournier (VCSJ)

 

7 Esprit Maria (ASS)

 

8 Jacques Galland (AVCA)

 

9 René Genin (AVCA)

 

10 Ernest Colombani (VCSJ)

 

11 Gilbert Ruel (RLC)

 

12 Adolphe Ferrigno

 

13 Jean Lerda

 

14ea Pierre Polo

 

Jean Hobjanian

 

André Bellone

 

Antonin Canavese

 

Eugène Cavallero

 

19 Paul Martinelli

 

20 Gérard Bousquet

 

21 Roger Chaussabel

 

22 Albert Baldasseroni 1° 3°

 

23 Lucien Lazaridès

 

24 Apo Savourian

 

25 François Siniscalchi

 

26 Martina

 

27 Bartoletti

28 Libertino Polo

 

29 Lucien Fliffel

 

30 Georges Bruna

 

 

31 Janvier Lombardo

 

32 René Ponsard

 

33 Yves Palacin

 

34 Valentini

 

35 Feretti

 

36 Louis Chardonnet

 

37 André Pons

 

38 Paul Boghossian

 

39 Nicolas Papadopoulos

 

 

 

 

 

 

 

autres participants : Armand Di Caro Gilbert Bauvin Nello Lauredi Etienne Bellone Jean Coupry Ré Michel Llorca Claude Ottavi Miras

 

 

150km

 

asp-indé environ 100 partants source La Gazette Sportive (1 à 30)

 

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23 mai 2013 4 23 /05 /mai /2013 13:24

 

Omer Taverne volé d'une étape

 

au Tour 1929

 

 

J'espère que le centième Tour de France sera l'occasion pour ses amoureux et les autres d'en apprendre davantage. Déjà, Jean Pierre de Mondenard, véritable historien du cyclisme, vient de sortir un livre sur les premières du Tour.

 

Peut-être un jour aurons-nous droit par exemple à une véritable étude sur les touristes routiers et isolés du Tour, à une autre étude sur l'évolution des règlements et leur application (ils changeaient chaque année, Henri Desgranges se réservant le droit de les modifier s'il en ressentait le besoin, un véritable patron d'aujourd'hui Desgranges).

 

Ce qui a été fait de plus remarquable sur le Tour, en terme de faire avancer la connaissance, c'est la monographie d'Etienne Harel dans Cycl'Hist' sur le recomplétement des équipes en 1928.

 

Il y a donc encore beaucoup à dire et à apprendre sur le Tour de France.

 

 

 

On pourrait cependant croire qu'en matière de vainqueur d'étapes et de classement général tout a été dit et écrit.

 

Et pourtant, sur le Tour 1929 où Desgranges décidément ne tenait pas la grande forme en matière règlementaire.

 

Souvenez-vous, sur ce Tour 29; lorsque nous lisons les palmarès, il y avait écrit à la deuxième place du classement final Joseph Demuyssère. C'est ce que disait notamment la brochure "Le Tour a 75 ans" éditée par L'Equipe. Et puis un jour, sans bruit, parce qu'un chercheur comme nous avait eu gain de cause, cette deuxième place était désormais attribuée à l'Italien Giuseppe Pancera. Pourquoi ? Eh bien ! Demuyssère avait été sanctionné en temps, bien après l'arrivée, pour, sur le fond, avoir aidé son compatriote Dewaele au détriment de ses propres chances.

 

Je pense que le silence sur cette rectification, simplement lue dans les palmarès, vient du fait qu'on sanctionnait un acte qui serait magnifié à partir de l'année suivante avec les équipes nationales.

 

Mais revenons à ce qui nous préoccupe, je vous propose d'ajouter un nouveau vainqueur d'étape dans ce même Tour 1929.

 

 

 

Je n'ai pas L'Auto du Tour de cette année-là et pour des raisons logistiques et de désordre chez moi, je n'ai pas retrouvé mes documents 1929 sur le Tour qui évoquaient cette affaire. Je vais donc me fier à ma mémoire et vous engage à vérifier mes dires.

 

 

 

Nous sommes en 1929, lors de la deuxième étape Caen-Cherbourg dont voici le classement officiel tiré de MdC.

 

 

CAEN-CHERBOURG

 

  

140 km

 


1 André Leducq 4h20'51"
2 Aimé Dossche
3 Charles.Pélissier
4 Hecror Martin
5 Aimé Deolet
6ea Frans Bonduel
    Julien Vervaecke
    Pé Verhaegen
    Francis Bouillet
    Gustave Van Slembroeck
    Camille Van de Casteele
    Ferdinand Le Drogo
    Joseph Demuysere
    Nicolas Frantz
    Auguste Verdyck
    Roger Grégoire
    Louis Delannoy
    Désiré Louesse
    Pierre Magne
    Armand Van Bruaene
    Ernest Neuhard
    Giuseppe Pancera
    Julien Moineau
    Alfonso Piccin
    Jules Merviel
    Victor Fontan
    Bernard Van Rysselberghe
    Emile Joly
    Maurice Dewaele
    Gaston Rebry
    Marcel Bidot
    André Godinat
    Michele Mara
    Léon Chene
    Jean Aerts
    Charles Govaerts
    Antonin Magne
    Omer Taverne
    Albert Barthélémy
    Henri Thomas
    Georges Berton
    Henri Simonin
    Marcel Mazeyrat
    Marcel Huot
    Michele Orecchia

 

Jusque là, rien à redire. Sauf que le résultat n'est pas un sprint à l'arrivée de l'étape. En effet, le règlement prévoyait que si les coureurs arrivaient à plus de 30 (ou 35), ils disputeraient une individuelle permettant d'établir le classement officiel de l'étape. Cela permettait aux spectateurs payants du vélodrome de voir plus longtemps les géants du Tours et à ces derniers de payer ce que Desgranges jugeait un manque de combativité. Le classement officiel tient compte de cette individuelle. Là-dessus, non plus, il n'y a rien à redire.

 

 

 

Pourtant, de nombreuses années après, relisant la presse de l'époque (Match l'Intran), j'ai lu, sans faire tilt mais restant gravé dans ma tête, que les touristes-routiers n'avaient pas eu le droit de prendre part à cette individuelle et qu'ils avaient eu leur propre course (individuelle ou élimination je ne sais) qu'Omer Taverne avait remporté. Ces parias étaient outre Omer Taverne : Albert Barthélémy, Henri Thomas, Georges Berton, Henri Simonin, Marcel Mazeyrat et Marcel Huot.

 

Plus tard, dans Le Miroir des Sports, j'ai lu que Raymond Huttier se montrait choqué par le procédé en effleurant le sujet. Des choses que mon cerveau n'avait pas enregistré auparavant refaisaient surface…

 

 

 

Leur non participation à l'individuelle n'était pas inscrite au règlement. Il s'agissait d'une décision unilatérale du patron Henri Desgranges qui n'aimait guère les coureurs et encore moins les touristes-routiers là seulement pour faire nombre dans son esprit. Cela lui permettait d'offrir un spectacle supplémentaire à ceux qui avaient payé.

 

Ces 7 hommes ont été privés malgré eux de la lutte pour le gain de l'étape. Il est vrai que ce n'étaient que des sans-grade. Outre que ce n'est pas une raison de priver ces hommes de la possibilité d'y participer (Taverne a aussi gagné l'étape), on va se rendre compte de l'ironie de la situation.

 

Même sans lire la suite, pour moi et pour vous j'espère, Omer Taverne DOIT ETRE RETABLI DANS SES DROITS COMME VAINQUEUR Ex aequo de l1 2° étape Caen-Cherbourg du Tour de France 1929 avec André Leducq

 

 

 

Après tout, théoriquement, ces coureurs ne pouvaient raisonnablement espérer faire la nique aux as lors d'un sprint massif ou d'une individuelle. Et pourtant, dès le lendemain, à Dinan, alors qu'ils n'étaient que 29 ensemble et que l'arrivée allait se juger sur le sprint de l'étape, c'est Omer Taverne qui montrait sa roue arrière à Charles Pélissier et tous les as...

 

 

Frédéric GIRARD

 

 

 

 

PS : Et comment classer les 6 autres touristes-routiers ? Troisièmes ex aequo me paraîtrait juste.

 

 

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22 mai 2013 3 22 /05 /mai /2013 17:57

 

16-05-1954

 

Si je reviens à Saint Rémy de Provence, avec le Souvenir Novarra, c'est pour montrer que les difficultés pour utiliser les routes dans notre région ne datent pas d'aujourd'hui. Seulement, le cyclisme était tellement populaire que les organisateurs revenaient à la charge et obtenaient satisfaction à une autre date. Là, les Saint rémois s'étaient plaints que cette autorisation avait été donne à un village voisin et pas à eux.

 

Aujourd'hui, les seules organisations autorisées chez nous le sont sur des circuits courts, plats, faciles à boucler, en dehors des zones urbaines. Elles se déroulent devant les seuls coureurs et leurs familles.

 

Les réapparition dans les centres ville, style la Canebière ou le Prado à Marseille, relèvent seulement d'une politique de prestige. Pour le reste, quand une course cycliste est organisée autrement qu'en circuit, c'est que les organisateurs ont des accointances avec des élus sportifs du Conseil Général voire Régional.

 

Aujourd'hui, ll ne viendrait jamais à l'idée d'un organisateur de revenir à la charge auprès de la préfecture sur le parcours refusé préalablement. Sic est !

 

2ème Souvenir Novarra à Saint Rémy de Provence

 

 

 

180km aspirants-indés 29 partants renvoyé du 25-04 (pas d'autorisation préfectorale)

 

source La Gazette Sportive

 

 

 

 

1 Max Tournier (Vélo Club Saint Just-Méditerrannée) bic Vietto-Fachleitner 4h50'

 

 

2 Gaston Hyardet (Amical Vélo Club Aixois) à 1'

 

3 René Burgat (Alès)

 

4 Janvier Lombardo (ASPTT Marseille) à 1'30"

 

5 René Genin (AVCA)

 

6 Lucien Fliffel

 

7 Gilbert Bruna (A Shell Berre) à 2'

 

8 André Bellone (ASB) à 4'30"

 

9 Rodriguez

 

10 Apo Savourian (Gardanne Vélo)

 

11 Jean Granier (ASPTT Marseille) à 5'15"

 

12 Etienne Bellone (ASB)

 

13 A Bartoletti (AVCA)

 

14 Louis Tronc (VC Istres)

 

 

 

 

 

autres participants : Marcel Buzzi R Vitalis Alain Moineau Gérard Bousquet Guy Carles Louis Polo Martina

 

 

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21 mai 2013 2 21 /05 /mai /2013 23:14

En avril 1954, Guy Helmet reçoit la Médaille d'Honneur de l'Education Physique. Dirigeant du Salon Vélo dès 1923, puis du Vélo Club Salonais, il fut des années 30 à la fin des années 50 un remarquable "suiveur" de courses cyclistes pour "La Gazette Sportive". J'ai toujours aimé sa plume et surtout ses portraits qui m'ont aidé avec ceux d'Edouard Chauchard de Marseille-Matin; d'Etienne Vivaldi et de quelques autres à aimer encore plus le cyclisme et aller au delà des simples palmarès. Hommage lui soit rendu ici à travers cette chronique sur le plus garnd champion Marseillais des années trente.

 

 

AIMAR Louis

 

né le 5 janvier 1911 à Saluzzo

 

Du Grand Prix de Septèmes

aux "Nations"

 

La Belle Carrière

de

Louis Aimar

 

 

Vainqueur pour la deuxième fois du Grand Prix des Nations, un mois après avoir conquis le titre de champion de France de poursuite, Louis Aimar paraît arrivé, malgré les espoirs qu'il peut légitimement nourrir encore à l'apogée de sa carrière cycliste.

A cette occasion, il m'a paru intéressant d'écrire pour les lecteurs de La Gazette Sportive l'histoire de celui dont le nom s'inscrira à la suite de Jean Bouin et Gustave Ganay, parmi les gloires du sport marseillais. Les jeunes pourront y apprendre quels merveilleux exploits amenèrent le Grand Louis au succès qui, en 1938, devait changer sa destiné tandis que les anciens y trouveront l'attachant rappel d'un passé que les événements nous font paraître si lointain.

 

Débuts prometteurs

 

 

Né le 5 janvier 1911 à Saluzzo, dans le Piémont italien, au hasard des pérégrinations d'un père qui fit son petit tour du monde avant de se fixer définitivement à Saint Marcel avec sa famille. Louis Aimar, venu tout jeune à Marseille, avait 19 ans lorsque, en 1930, il fit ses débuts en compétition sous la casaque rouge et blanche du lion du vieux Cyclo-Club, cher au regretté M. Bertrand, qu'il devait quitter l'année d'après pour rentrer à l'U.S.T.M.

Ayant passé l'âge du Dunlop, Aimar, qui était déjà un solide gaillard moins étoffé qu'aujourd'hui mais à l'abattage puissant, devait marquer ses débuts officiels par un coup d'éclat en enlevant le Grand Prix de Septèmes devant l'unanimité des coureurs marseillais et régionaux de 4° catégories et débutants.

Quelques temps après, il confirmait son succès initial en battant les 3° catégories dans le Grand Prix de Salon.

Sa victoire dans cette épreuve vaut d'être contée car elle fut acquise in-extrémis sur des hommes plus rapides que lui, grâce aux qualités de rouleur qui ont fait aujourd'hui sa fortune et sa gloire, mais qui commençaient alors à se manifester.

 

Le Grand Prix de Salon

 

 

D'un peloton encore compact à Sain Rémy, Louche s'était échappé dans les Alpilles avec Oreste Bernardoni. Ce dernier étant accidenté dans la descente, Louche demeuré seul était rejoint à Mouriès par Carréga, Aimar et Delisle, puis par le Salonais Rey. Parmi ces cinq hommes, que ne pourront départager les derniers kilomètres de course, Louche faisait généralement figure de favori, l'arrivée se jugeant sur la piste en terre battue du vélodrome Marius Villette qu'il connaissait très bien pour y avoir déjà remporté maints succès. Mais aux abords du stade, Yvan, qui menait, hésita un instant sur l'itinéraire à emprunter tandis qu'Aimar, plus opportuniste, s'élançait résolument à travers une grande place au grand émoi des joueurs de boules. Le temps qu'ils soient revenus de leur surprise et le jeune crack du Cyclo-Club avait pris à ses adversaires une cinquantaine de mètres qu'ils n'allaient jamais pouvoir combler.

A un contre quatre, Aimar venait de remporter son premier match poursuite. C'est un fait dont lui-même ne se souvient plus ans doute et pour cela qu'il m'a plu de rappeler.

 

Résultats probants

 

 

Entre temps, en indiquant davantage ses possibilités que ses deux premières victoires au demeurant assez modestes, Aimar avait réalisé quelques exploits parmi ses aînés dont nous retiendrons ses places de second au Grand Prix Phénix, 12° au classement général du Critérium du midi, et surtout celle de 5° dans le long et pénible Marseille-Lyon, ce qui pouvait être considéré comme une performance remarquable pour un jeune débutant si bien doué soit-il.

Comme on le verra par la suite, le bon colosse de Saint marcel devait d'ailleurs toujours bien se comporter dans ce fameux Marseille-Lyon, s'adaptant si parfaitement à ses moyens qu'il eut mérité d'un jour le gagner.

 

Première catégorie

 

 

Ayant pris rang parmi nos meilleurs espoirs, Aimar ne décevra pas ses partisans, car dès sa deuxième année de course, exploit rare que seuls les grands champions égalèrent, il accède à l'échelon le plus élevé dans le hiérarchie des coureurs cyclistes.

Première catégorie à 20 ans, après avoir gagné le Grand Prix de Saint Henri, Marseille-Toulon et retour et le Grand Prix de Bandol, Louis se montrera digne de ses galons en gagnant encore au cours de la saison 1931 le Grand Prix de Mondragon et la quatrième étape du Circuit de Bône qu'il termine quatrième au classement général.

Au rang de ses performances les plus marquantes cette année-là, nous retiendrons encore ses places de 2° du Phénix et du Grand Prix de Marseille-Matin, 3° du Walsdorff à cannes, du Grand Prix de l'Avenir à Nice, et du Grand Prix de Langogne; 4° de Toulon-Aubagne et retour et 7° de Marseille-Lyon.

 

Toujours plus haut

 

 

Comme s'il voulait monter toujours plus haut et dépasser nos espérances, Aimar, s'affirmant chaque année davantage, remporte huit nouveaux succès en 1932.

D'abord dans le Grand Prix de Manosque, puis dans le classique "Walsdorff" - une des plus belles épreuves azuréennes -, le Grand Prix de Riez, Toulon-Nice, et les Grands Prix de Sainte Marthe, Alès, Saint Emilion et Roquevaire.

Nous le trouvons encore au cours de cette saison 13° de Paris-Caen - sa première sortie parisienne, - 9° du Tour de Vaucluse, 3° de Marseille-Lyon et 4° de Nice-Annot-Nice.

 

Trois beaux succès

 

 

S'il possédait toutes les qualités, maintes fois affirmées sur les parcours les plus difficiles, d'un grand routier digne de la succession du prestigieux Curtel, Aimar n'avait malheureusement pas le rush final du grand "Zé". Toutes ses victoires ou presque, sont acquises détaché. C'est de cette manière indiscutable qu'il enlèvera Nice-Annot-Nice, le Critérium du Var et le Tour du Gard, les trois seules victoires que nous trouvons à son palmarès de la saison 1933, que nous compléterons en ajoutant ses places de 2° au Grand Prix de Saint Rémy, 9° du Critérium du midi et 4° de Marseille-Lyon, sans oublier son triple succès en omnium, individuelle et américaine, au vélodrome des Taillades à La Grand Combe où il fit des débuts de pistard ma foi fort remarqués.

 

Huit victoires en 1934

 

 

Vainqueur aux premiers jours de l'année 1934 du Critérium International de la Ville de Nice, Aimar ajoutera sept autres succès au bilan de cette saison. Le plus beau est sans conteste celui qu'il remporte dans le Circuit du Mont Blanc; mais on ne saurait mésestimer ceux qu'il s'attribue dans ces "modestes" épreuves que sont le Grand Prix d'Apt, le "Phénix", le Critérium du Var, le Grand Prix de Pernes, le Grand Prix du Petit Niçois et la 2° étape du Circuit des Villes d'Eaux d'Auvergne. On ne saurait mésestimer non plus sa place de 3° au classement général du Tour d'Algérie en deux étapes, non plus son succès dans une américaine de 8 heures au vélodrome des Taillades dont le profil rugueux semble particulièrement lui convenir.

1935. Ayant épuisé tous les sursis légaux Aimar est parti à 24 ans accomplir son année de service militaire dans un régiment d'Artillerie à Nîmes. Des chefs sportifs, lui ayant permis de s'entraîner et de continuer à courir, les "godillots" et la gamelle ne seront pour lui un handicap. Et c'est ainsi que quatre victoires : dans le Championnat Militaire, le Souvenir Laffont, le Grand Prix des Italiens, de Nice, et la 3° étape du Tour d'Algérie viennent cette année-là enrichir son palmarès.

Des autres performances de l'artilleur Aimar il faut surtout mettre en exergue sa place de second dans le Circuit du Mont Blanc qui comprenait la montée des Arravis et qu'il gagna l'année précédente, et celle de deuxième également à l'issue des onze étapes du Tour d'Algérie.

 

Déclin ?

 

 

Libéré de ses obligations militaires Aimar enlève, au début de la saison 1936, le Grand Prix Charrier, devant ses camarades de l'U.S.T.M., puis, beaucoup plus tard, le Grand Prix de Bandol qu'il gagne avec 6 minutes d'avance sur Bettini après une échappée qui ne dura pas moins de 115 kms avec Nardy, d'abord, seul ensuite.

Mais à côté de ce joli succès Aimar ne réussit que des performances quelconques. Et ce ne sont pas ses modestes victoires à Valensole, à Courthézon et Istres qui feront changer d'avis les éternels détracteurs qui prétendent que le wattman a passé son heure et qu'il est en déclin.

 

Sa plus belle saison

 

 

Mais alors que l'on peut craindre non pas qu'il soit "fini" mais qu'il ait atteint son plafond, Louis se retrouve plus fort que jamais dès le début de la saison 1937, incontestablement la plus belle de sa carrière de routier.

Ayant négligé les classiques épreuves azuréennes de l'avant-saison, il fait sa rentrée dans le Critérium de Printemps, à Digne, qu'il gagne avec 2'30" d'avance. Quelques jours après c'est son étonnante victoire du Grand Prix de Grans où il réalise l'exploit de battre au sprint le Grassois Puppo demeuré seul avec lui.

Vainqueur ensuite de Marseille-Alès et retour en deux étapes, Aimar poursuit le cours de ses succès en enlevant encore, toujours au cours de cette saison 1937 : les Grands Prix d'Alès, de Valensole, de sainte Cécile, d'Amplepuis - où il bat au sprint Ducazeau, Goujon et Pipoz -, des Paluds de Noves, du Vigan, de Langogne, de Brioude et de Charlieu. Il triomphe aussi dans le Circuit du Forez où à l'issue des 240 kms d'une course très dure il règle à l'arrivée ses camarades Troggi Nello et Bernardoni; tous trois précédents de 12 minutes leur plus proche adversaire, le Lyonnais Bonnefond. Puis il enlève le classique Grand Prix d'Espéraza devant toutes les vedettes du cyclisme international, depuis Antonin Magne jusqu'à Marcel Kint, et enfin, à sa manière, avec 2 minutes s'avance sur cet autre rouleur qu'était Ongaro, le long et pénible Marseille-Nice qui manquait à son palmarès.

Si l'on considère qu'à ses quinze victoires viennent s'ajouter neuf places de second et quatre de troisième dans des épreuves telles que Lyon-vals ou Bourg-Genève-Bourg, on convient qu'Aimar a raison quand il dit que le grand regret de sa vie sera de ne pas avoir été sélectionné pour le Grand Prix des Nations cette année-là où il jouait littéralement avec ses adversaires quels qu'ils soient.

C'est au cours de cette saison qu'il s'attribua le 2° Challenge de "La Gazette Sportive", qui récompensait chaque année le meilleur coureur régional.

 

Un succès significatif

 

 

1938. C'est la grande année Aimar qui commence.

Une défaite due au sprint de Troggi Nello dans le Grand Prix Charrier, pour normale qu'elle soit, n'est pourtant pas pour nous faire présager de quelle façon, quelques mois plus tard, louis va couronner sa neuvième année de course. Plus significative sera sa première victoire de la, saison dans le long et pénible Toulon-Aubagne et retour qu'il gagne avec 6 minutes d'avance sur Bettini, précédant lui-même Giuppone, Molinar, Aureille, Ducazeau, Galateau frères, Bernardoni, Van Schendel, etc... Rien que des gars dont le seul nom constitue une référence.

Le plus remarquable de ce nouveau succès d'Aimar est qu'il fut acquis au terme d'une course de 200 kms comprenant entre autres difficultés le Brulat, l'Espigoulier, Saint Savournin, La Bédoule et la dire montée de Cassis où il décramponna Aureille et Bettini, demeurés jusque-là avec lui, pour couvrir seul les cinquante derniers kilomètres le séparant du vélodrome de Pont de Bois.

 

Spécialiste des courses par étapes

 

 

Si Louis, au cours de timides essais, a paru jusqu'à présent avoir du mal à s'adapter aux grandes "classiques" parisiennes, les courses par étapes au contraire, semblent lui convenir particulièrement grâce à sa régularité. On sait ses bonnes performances réussies au Tour d'Algérie les années précédentes... de cette année 1938 au Tour du Maroc disputé en douze étapes sur des routes parfois épouvantables, il se place deuxième au classement général à quelques minutes du vainqueur, l'Espagnol Canardo, après avoir été le grand animateur de l'épreuve.

Le Tour du Sud Est renaissant, le voit également réaliser une bonne performance. Vainqueur de la sixième étape et second au classement général à 39 secondes de son camarade Bernardoni, il doit sa défaite uniquement au jeu inique des bonifications qui avantagea le rapide Saint Rémois.

Au Circuit Pyrénéen, enfin, au parcours terriblement dur, il termine en 5ème position après avoir enlevé l'étape la plus dure, confirmant des qualités de grimpeur remarquables chez un homme de son poids et précieuses pour un gaillard de sa trempe.

Ayant ainsi beaucoup sacrifié aux courses par étapes Aimar n'aura pas eu le temps matériel de se composer en 1938 un palmarès aussi brillant que l'année précédente où il est bon de rappeler qu'il ne remporta pas moins de seize victoires. Pourtant, à ceux déjà cités, il convient d'ajouter des succès dans le Grand Prix de Mende, le Grand Prix de Saint Andiol et le Grand Prix de Saint Rémy.

 

Et rouleur plus que jamais

 

 

De ces trois derniers succès le plus beau est, sans conteste, celui acquis à Saint Rémy. Disputée sur 130 kms d'un circuit tracé sur les boulevards circulaires Saint rémois, cette épreuve groupait au départ une soixantaine de coureurs parmi lesquels Cassin, Bertocco, Galateau, Troggi Nello, Bettini, Rabasse, Pugliési, etc..., tous hommes s'adamptant mieux qu'Aimar aux courses en "tourniquet". Mais sachant ses chances réduites s'il attendait le sprint, notre Marseillais jugea bon de s'en aller seul dès le quinzième tour, sans souci de la centaine de "bornes" restant à parcourir, pour gagner avec deux minutes d'avance sur Bertocco.

Placées, après une éclipse assez marquée, dans la période allant du 31 juillet à la fin août 1938, les victoires de Mende, Saint Andiol et Saint Rémy témoignaient chez Aimar d'un retour de forme qui se manifestait encore par ses places de second au Grand Prix d'Issoire, au Circuit des Cévennes et dans Bourg-Genève-Bourg.

Mais mieux que toutes les autres, c'est je crois sa place de troisième dans Marseille-Lyon, considérée à juste titre, comme la plus grande épreuve internationale de la fin de saison, qui allait décider de son avenir en attirant enfin sur lui l'attention des critiques parisiens et celle des sélectionneurs du Grand Prix des Nations, compétition bien dans ses moyens, mais au départ de laquelle on n'avait jamais songé à l'inviter malgré les demandes réitérées de son dévoué mentor, M. Blanc.

Guy Helmet

La Gazette Sportive 1942

 
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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 22:19

Cheval Blanc est un petit village limitrophe de Cavaillon au passé cycliste avéré.

 

 

 

vers le 4-07-1954

 

GP de Cheval Blanc - Souvenir Marius Devine

 

 

 

96km

source La Gazette Sportive

 

1 Joseph Miras (Cavaillon) 2h24'

2 Jean Milesi (Oraison)

3 André Pons (Pédale des Chartreux)

4 Roger Mascle (Orange)

5 Gilbert Phalip (Aix)

6 Roger Napolitano

7 Edmond Favier (Avignon)

8 Roger Delaigle à 1'

9 Robert Borgis (Sainte Tulle)

10 Gilbert Barra (AVCA)

11 Georges Cèbe (Cavaillon)

12 Maurice Garosi (Cheval Blanc) à 2'30"

13 14 Lucien Maldotti (Berre)

15 Johannes Wiersma (Nl VC Salon)

 

 

 

16-08-1954

 

GP de Cheval Blanc

 

 

82km 4° caté environ 70 partants

source La Gazette Sportive

 

1 Jacques Klié (AC Orange) 2h07'

2 André Scandella (VC Arles) à 50"

3 Paul Galleron (Cavaillon)

4 Henri Favier (ACO)

5 Roger Delaigle (Avignon) à 1'04"

6 Marcel Mollar (Cavaillon)

7 Paulus Jongelans (Nl VC Salon)

8 Louis Ruju (Orange)

9 Y Gourenc (Saint MauriceMi...)

10 Joannès Siguenza (AVC Beaucaire)

 

Marius Devine est un coureur Cavaillonnais des années 30 d'une certaine réputation.

 

Les deux jeunes Hollandais Johannès Wiersma et Paulus Jongelans (18 ans) ont pris licence au Vélo Club de Salon pour disputer quelques épreuves durant leurs vacances. L'attrait de notre région ne date pas d'aujourd'hui...

 

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FredCultureCyclisme - dans Courses
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20 mai 2013 1 20 /05 /mai /2013 00:42

Ce Grand Prix n'est qu'une simple 3 & 4 qui n'a eu qu'une seule édition et n'a pas bouleversé l'histoire du cyclisme. Elle a pourtant marqué, parce que longtemps dans ma tête, la frustration de ne pas situer la course.

Alors que j'avais compilé toute l'année 1936 aux Archives Départementales à Marseille, cette course m'avait échappé.

Alors quand sur une feuille de journal prêtée par un coureur de l'époque j'ai trouvé les dix premiers des épreuves des Bouches du Rhône avec un Grand Prix de La Scène que je ne connaissais pas, j'ai avec suffisance pensé que le journal se trompait et qu'il s'agissait d'un Grand Prix de La Seyne dans le Var. Cela m'embêtait toutefois de ne pas pouvoir dater cette épreuve.

Et puis, il n'était pas normal, pour une épreuve du Var de ne trouver (je n'avais que les 10 premiers à l'époque) que des Marseillais ou des Aixois. Cette course à "La Seyne" était restée dans un coin de ma tête comme un mystère et j'y pensais de temps en temps;
Plusieurs années plus tard, alors que je faisais une visite aux Archives Départementales marseillaises, alors que je faisais ma demande, l'on me dit qu'il y avait des périodiques numérisés. J'ai voulu voir si, à tout hasard, je pourrai y trouver mon bonheur dans ma quête aux résultats cyclistes.

Il y avait en fait peu de choses, mais j'y trouvais un hebdomadaire ou mensuel (je ne sais plus) intitulé "La Scène", magazine marseillais des gens de théâtre. Ce vocable "La Scène" m'interpelait et je me suis fait sortir les microfiches de ce périodique. Je suis allé immédiatement à l'année 1936 (le magazine s'est chevauché sur seulement 2 ans) et j'y ai trouvé ce fameux Grand Prix et sa date. A la sortie, j'étais heureux d'avoir résolu un mystère et fait avancer ma connaissance du cyclisme provençal.

 

 

15-08-1936

 

 

                 Grand Prix de "La Scène" à Marseille             Prix des Elus du 1er Secteur

 

 

 

 

 

 

 

 

3-4 déb 65 partants

 

1 Pierre GAUDIN (AVCA)

2 Désiré VOULET

3 Adolphe FERRIGNO

4 Antoine BLANES

5 Antoine BONCRISTIANI

6 Manuel PEREZ

7 Marcel PHILIBERT

8 Roger VAIRO

9 Albert BOUNOUS

10 Lucien ALLIES

11 Odin ARTHAUD

12 Armand PRIAMI

13 Pierre SECCHI

14 Emile DICCHI

15 Henri MARZO

16 André LAURITO

17 Maxime GORLIER

18 Xavier ULYSSE

19 CAMPANELLI

20 VERNIS

21 Gil ULPAT

22 CIAVALDINI

23 Alexandre PANIE

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18 mai 2013 6 18 /05 /mai /2013 12:22

Grand Prix de Cabannes

 

 

24-07-1934 1er Grand Prix de Cabannes et des Commerçants

108km

1 Ettore MOLINARO

2 Joseph CASTILLE

3 Maxime ONGARO

4 DI MAIO

5 Oreste BERNARDONI

6 BONNET

7 Benoît FAURE

8 Edmond BICHERON

9 Yvan LOUCHE

10 Marcel LESINI

11 DI MAIO

12 Joseph MAUCLAIR

 

Ettore Molinaro, appelé Hector chez nous, fut un coureur exceptionnel. Il rayonna par ses qualités d'attaquant dans de nombreuses région (il fut même vainqueur d'un Grand Prix de la Somme). Un Monsieur!

Pour les Di Maio, Joseph, le plus doué fut victime d'un accident en course qui brisa sa carrière en 1935 ou 1936.

 

31-07-1935 2ème Grand Prix de Cabannes

153km

1 Clément BISTAGNE (VM)

2 Gaspard RINALDI (SJS)

3 Marcel LESINI (VM)

4 Raymond REGE (PM)

5 Sigismond ALBALADEJO (VCR)

6 Stefano GIUPPONE (SSI)

7 Jean BONNET (PM) 1er 4ème

8 Serge BELLAGAMBA

9 Antoine ARNALDI

10 Antoine PUGLIESI

11 Trino YELAMOS

12 Adolphe BONNE

13 Louis CONTI

14 André MINASSO

15 CHRISTOL

16 Maxime ONGARO

17 Sylvio OLMO

18 Pierre GAUDIN

19 Adrien CENTO 1°déb

20 TABARDEL

21 Jules SICILIANO

22 GRIMALDI

23 BRUN

24 CHABAUD

25 GIMENEZ

26 BANNI

 

Le vainqueur, Clément Bistagne était certainement le plus doué de sa génération et cela lui valut une participation au Tour de France en 1935. Autant pistard que routier, son palmarès ne reflète pas sa valeur réelle.

Jean Bonnet et le frère de Marius, Henri et Raymond Bonnet qui courront après guerre.

Adrien Cento est le fils de Charles Cento. Il abandonna assez vite le cyclisme malgré des dons certains.

 

29-07-1936 3ème Grand Prix de Cabannes

184km

1 Giuseppe CASSIN

2 Antoine ARNALDI à 1"

3 Maxime ONGARO

4 Adrien BUTTAFOCCHI

5 Trino YELAMOS

6 Sigismond ALBALADEJO

7 Adrien CENTO

8 André MINASSO

9 Maurice BONNET

10 Adolphe FERRIGNO

11 Narcisse NARDI

12 Marcel MIHIERE

13 Yvan LOUCHE

14 GRIMALDI

 

l'Italo-Lyonnais Giuseppe Cassin fut l'un des meilleurs coureurs de sa génération. Avec Joseph Sofietti, puis Aldo Bertocco il domina outrageusement le cyclisme régional.

L'Avignonnais Maurice Bonnet n'a rien à voir avec le reste de la famille Bonnet.

Adolphe Ferrigno, alors modeste 4° catégorie, n'hésitait pas à fréquenter les gros bras du peloton où il sera encore présent 25 ans plus tard.

 

28-07-1937 4ème Grand Prix de Cabannes

194km

1 Antoine ARNALDI 5h31'31"

2 Nello TROGGI à 2'01"

3 Saverio MONTUORI

4 Maxime ONGARO

5 Stefano GIUPPONE

6ea Raymond CHABERT

Alexandre PANIE

Marius ROSSI

Oreste BERNARDONI

10 Louis AIMAR

11 Augustin BETTINI

12 Louis CONTI

13 Narcisse ARNOLDI

14 Joseph MARTIN

15 Sigismond ALBALADEJO

16 Marcel MIHIERE

17 Jean TULLIAS

18 Félix CHABAUD

19 Léon GEVAUDAN

20 Aimé VIERNE

 

L'Azuréen Antoine Arnaldi est souvent venu dans notre région se mesurer aux locaux qu'il met ici à la raison.

 

27-07-1938 5ème Prix de Cabannes

145km

1 Gabriel BRACCI

2 Edoardo MOLINAR

3 Louis AIMAR

4 GARCIA

5 Isidore MONTALBAN

6 Augustin BETTINI

7 Julien AMIE

8 Andrea MINASSO

9 Decimo BETTINI

10 Joseph AUREILLE

11 CHARRAS

12 Antoine ARNALDI

 

Trois fois champion des Bouches du Rhône, Gabriel Bracci, en club à Arles, était peut-être originaire de Cabannes ou ses environs. Un beau champion oublié!

 

1939 6ème GP de la Ville de Cabannes

1 Nello TROGGI

 

Je n'ai jamais réussi à connaître ni la date ni la suite du classement de cette édition 1939 remportée par Troggi Nello, "la Chèvre de l'Estaque" comme on le surnommait affectueusement. Quelle classe celui-là ! Grimpeur, rouleur et surtout sprinter, ce qui lui valut bien des défaites en début de carrière. Il traînait en queue de peloton et quand il fallait revenir sur les échappés, c'est à lui que l'on laissait faire le travail. Soit il échouait à quelques encablures du but, soit sa pointe de vitesse s'en trouvait émoussée... Bref il gagnait moins souvent alors qu'il était manifestement le meilleur.

 

 

 

 

 

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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 10:53

On ne rendra jamais assez hommage aux dirigeants qui organisent encore des courses de haut niveau dans notre région. Ils sont peu nombreux et se heurtent à des difficultés de toutes sortes. C'est pourtant le cas de Michel Gros à Cabannes qui organise encore le traditionnel Grand Prix né en 1934 sous l'appellation GP de Cabannes et des Commerçants. Plus tard on y associa le souvenir de dirigeants dévoués et on rajouta Souvenir Veynes-Berthet. Aujourd'hui c'est le Souvenir Armand Guirand qui s'est ajouté à l'intitulé de la course.

 

 

27-07-1954

 

16ème GP de Cabannes

Souvenir Veynes-Berthet

 

 

 

100km aspirants-indés tc

source La Gazette Sportive

 

1 Janvier Lombardo (ASPTT Marseille) 2h32'

2 Jean Lerda (PJ) à 10"

3 Raymond Eléna (VCGG)

4 Yves Carles (AS Caromb)

5 Siro Bianchi (VCSR)

6 Ernest Colombani (VCSJM)

7 Marius Bonnet (VCSJM)

8 François Siniscalchi (PJ)

9 Georges Bruna (AS Berre)

10 Adolphe Ferrigno (VCSJM)

11 Henri Chardonnet

12 Pierre Chelli

13 Louis Delpiano

14 Max Tournier

15 André Bellone

16 Apo Savourian

17 Erminio Polo

18 Louis Rostollan

19 Robert Sabatier

20 P Mauric

21 Roger Mascle

22 Henri Rabasse

23 Paul Boyer

24 P Gazarian

25 René Bordinelli

 

autres participants : Roger Chaussabel Canavese Maurice Kallert Etienne Bellone Henri Amic Pascal Gnazzo Valentini Rodriguez Jean Hobjanian

 

C'est le postier Marseillais Janvier Lombardo qui l'emporte en solitaire et à la surprise générale devant la fleur du cyclisme provençal.

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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 20:45

On reste dans le même coin, le mien, et je ne pouvais pas faire autrement que de donner le classement du Grand Prix de la Trinité à Saint Rémy de Provence. Saint Rémy a eu de multiples organisations remplacées aujourd'hui par des rallyes.

Ville chargée d'histoire tout court avec la Ville de Glanum et les Antiques, Nostradamus et Van Gogh, Saint Rémy est une ville vivante au coeur des Alpilles.

Mon souvenir vélocipédique personnel, c'est, alors que j'allais monter sur les Baux de Provence, d'avoir roulé au milieu des éléphants de la parade d'un cirque.

 

 

 

vers le 14-06-1954

 

GP de la Trinité à Saint Rémy de Provence

 

 

100km source La Gazette Sportive

 

1 André Bellone (Berre) 2h35'

2 Yves Carles (Caromb) à 1'

3 Rodriguez (Arles)

4 Cayrier (Arles)

5 Thévenot (Avignon)

6 Georges Fabre (Arles)

7 Riera

8 Marius Guillot

9 Marcel Mihière

10 Bousquet

11 Phalip

 

Les Frères Bellone, une famille de onze enfants il mes emble, ont laissé un nom dans le cyclisme régional avec les frères André, vainqueur ici, Etienne et Jean. Dans la publication précédente, il est question d'un Emmanuel Bellone dont je ne sais s'il est parent avec nos trois frères.

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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 17:57

Saint Andiol, c'est le pays où a vécu le grand Maxime Ongaro... et où il n'a jamais réussi à gagner m'avait-il fait l'honneur de me dire. Quand je l'ai connu, dans les années 80, il élevait des faisans.

Je ne sais pas si sa course annuelle est encore une FFC.

 

18-07-1954

 

GP de Saint Andiol - GP Propagaz

 

 

120km

2-3-4 source La Gazette Sportive

 

1 Louis Rostollan (Pédale des Chartreux) 3h33'

2 Roger Mascle (AC Orange) bic Magaly à 50m

3 Marcel Mihière (PC)

4 C Dubesse (Gazélec)

5 Joseph Miras (Etoile Sportive Cavaillon)

6 Jacques Torossian (PS Camoins-Valentine)

7 Baudino (AS Berre)

8 Nicolas Papadopoulos (VCSJM)

9 Durante (VCP)

10 Duboé (Gazélec)

11 Emmanuel Bellone (VC Salon)

12 Paul Galleron (ES Cavaillon)

13 Rustico

14 Yves Canavese

 

Certainement l'une des toutes premières victoires du crack de Château-Gombert.

 

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