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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 09:48

Hier, lors de la réunion mensuelle du SUC (Stade Union Cavaillon), notre président, Armand Costedoat, qui sachant mon penchant pour l'histoire du cyclisme, m'avait apporté en guise de cerise un peu jaunie La République des Pyrénées du mardi 9 août 1988 relatant la victoire de Dominique Arnaud dans le premier Critérium de Monein.

Il est du Sud Ouest Armand et faute d'avoir trouvé un Van Gogh ou un Cézanne dans son grenier il a retrouvé ce trésor que sa valeur lui a permis de m'offrir. Sur ces pages qu'il venait de découvrir avant moi, il avait nostalgiquement noté au stylo bleu : "Une autre époque!"

Daniel Mangeas assisté de Jean Claude Larrecq assurait l'animation des lieux. Dominique Arnaud déclarait à l'arrivée ; "J'espère dans 25 ans revenir à Monein fêter le 25° anniversaire de ce critérium pro." Nous sommes en 2013, le critérium s'est déplacé à Lacq-Audéjos, j'espère que l'ami Dominique y était...

Dans leur enthousiasme, les journalistes présents ont oublié les 15 et 16°, c'est sans importance, la fête était là (apparemment un autre amateur Bagueste aurait terminé).

Vous n'avez pas de photos parce que je n'ai plus ni imprimante ni scaner, au moment du rééquipement j'essaierai d'y penser.

 

 

 

 

8-08-1988

 

1° Critérium de Monein

    

 

1 Dominique Arnaud (Reynolds)

2 Jonny Weltz (Fagor)

 3 Roland Le Clerc (Caja Rural)

4 Dominique Garde (Système U)

5 Charly Bérard (Fagor)

6 Thierry Marie (Système U)

7 Régis Clère (Teka)

8 Jean Claude Bagot (Fagor)

9 Frédéric Garnier (Toshiba)

10 Philippe Leleu (Toshiba)

11 Frédéric Pédegaye (CC Béarnais)

12 Philippe Casado (Z-Peugeot)

13 Gilles Sanders (Kas)

14 Badie (Oléron)

15

16

17 Philippe Bouvatier (BH)

18 Thierry Claveyrolat (RMO)

19 Eric Caritoux (Kas)

20 Pascal Poisson (Toshiba)

21 Joël Pélier (Système U)

22 Christian Jourdan ((Toshiba)

23 Vincent Barteau (Kas)

24 Hourdebaigt (CC Béarnais)

25 Didier Labourdette (CC Béarnais)

 

Je ne résiste pas à vous donner l'article savoureux de Jacques Caubet dans la République des Pyrénées du mardi 9 août 1988 :

 

Monein en haut du guidon

 

Monein en connaît un rayon : depuis 1922, c'est Joseph Autaa d'Audéjos qui le dit ; le premier à franchir toute selle dehors une ligne d'arrivée qui réserve encore des réactions en chaîne. Le premier amateur à obtenir un trophée dans la noble cité du jurançon a mûri depuis en donnant l'exemple. Le critérium, réunissant des vedettes du Tour de France ouvrant un palmarès inédit de même aux non moins initiés, a obtenu le succès qu'on réserve généralement dans les places fortes de la petite reine : plusieurs milliers de personnes chauffées "à blanc" entre terrasses ouvertes et barrières réglementaires opéraient Monein en haut du guidon.

Côté course, les artistes, shorts noirs et maillots "fluo", annonçaient la couleur. Côté jardin, rien à envier, ça se propageait par grappes, le nez au bord de l'asphalte, maintenu impérieusement par le service d'ordre. Le petit village des coteaux vinicoles dont certains versants peuvent briguer l'appellation de "Petit Eyquem" s'était offert une danseuse. Pas seulement dans la montée de la place centrale qui conduit les sportifs jusque chez "Pétuya", là où le blanc prend le goût de la goyave, après les capiteuses bordure de "chez Denise" de "l'Union", de "l'Escale" ou des "Voyageurs", mais sur le tracé, à cet endroit-là, pentu comme un toboggan d'amygdales, qui efface la vaillance et l'effort d'un coup d'éponge.

Moi, j'ai préféré prendre la voiture-balai qui permet de sucer les roues des fugitifs. Guy Bosgiraud, à côté, avait laissé orpheline sa moto de suiveur du Tour, pour me parler en professionnel de la partie la plus charnue de Jeannie Longo dans ses escapades préméditées de son 2-6. L'aurore péremptoire des départs aux yeux mi-clos cédait la place à la démonstration. Les sponsors y étaient allés de leurs royalties et le comité des fêtes autochtone de ses économies.

L'exhibition en tord-boyaux pour les bicyclettes, ça valait Mickaël Jackson au Parc des Princes. Le tumulte, les applaudissements des deux mains à Monein, ça valait le devant de la Seine. En marge du régime sans selles... En partant, j'ai baissé la tête. On m'a dit que j'avais l'allure d'un coureur.

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4 octobre 2013 5 04 /10 /octobre /2013 09:48

Me voilà avec ce journal sur les traces de l'ami Gérard Descoubès, encore un qui aura bien mérité du cyclisme. Dans son livre, qui je l'espère aura des suites, Patrimoine Cycliste du Grand Sud-Ouest, en peu de mots il nous donne tellement de détails intéressants sur la vie des coureurs que l'on a l'impression de les connaître bien au delà de leur simple palmarès (qu'il nous offre aussi).

Me voilà aussi sur une classique, Paris-Tours (où je n'apprendrai pas grand chose au niveau du classement), simplement pour apporter un éclairage régional.

 

Cet article de L'Athlète-Le Sportif du 14 mai 1946 est intéressant parce qu'il met l'accent sur le mauvais état des routes et le manque criant de pneumatiques. La course, dans de mauvaises conditions atmosphériques, se joue à la malchance et au courage. Elle explique la présence à l'arrivée de coureurs (Prévotal, De Muer) que l'on n'est pas habitué à voir évoluer à ce niveau, ici sur le podium. S'il faut saluer le courage des arrivants, il convient de relativiser un tel résultat, ceux qui terminent sont à la fois des durs au mal, ceux qui ont eu la chance de ne pas crever ou de peu crever, ceux enfin qui avaient plus de boyaux que les autres à leur disposition.

A l'inverse comment un tel cyclisme si indécis ne serait-il pas passionnant ? La chance et la malchance font aussi partie de la légende! A l'inverse encore le palmarès de Brick Schotte prouve qu'au-delà des aléas il y a aussi tout simplement la classe des vainqueurs.

 

Cet article montre encore la difficulté de faire confiance aux classements bruts même d'époque puisqu'il manque 6 coureurs dans un classement qui se veut complet. Pour l'historien, même les sources que l'on est fier et heureux de trouver sont sujettes à caution et doivent être recoupées. Cela apprend humilité mais rend aussi notre travail passionnant.

 

 L-Athlete-Le-Sportif-14-05-1946.jpg

 

12-05-1946

 

Paris-Tours

 

251km 30 classés

 

1 Albéric SCHOTTE 6h39'19"

2 Roger PREVOTAL à 1'14"

3 Maurice DE MUER à 1'16"

4 Frans BONDUEL à 4'20"

5 Jacques GEUS

6 Marcel TIGER

7 Maurice DE SIMPELAERE

8 André DENHEZ

9 Lucien LE GUEVEL

10 Robert VAN EENAEME

11 Pierre MANCICIDOR

12 Karel DE BAERE

13ea René BERTON

Fermo CAMELLINI

Robert CHAPATTE

Victor COSSON

Louis GAUTHIER

Lucien MAELFAIT

Henri MASSAL

Emile MASSON

Roger PIEL

Emile TEISSEIRE

Maurice VAN HERZELE

24 Pierre CANTUEL à 10'24"

25 Gino SCIARDIS à 15'40"

26 Roger NOVA

27 Jean LAUK

28 Alphonse DEVREESE

29 Georges GILLES

30 Sylvain HORDELALAY

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16 juillet 2013 2 16 /07 /juillet /2013 23:31

Cette chronique biographique tirée de la Provence Sportive fait remonter en moi plus de choses que je n'aurai crû.

D'abord, outre les coureurs rencontrés, c'est à Guy Helmet que je dois l'essentiel de ce que je sais du cyclisme provençal des années trente, puis, je m'en rends compte aujourd'hui de celui des années quarante et cinquante. Sans l'avoir jamais connu, il fut mon maître, comme Camus et Giono furent mes maîtres spirituels. Chaque fois que je le lis, j'ai envie de le remercier car je sais ce que je lui dois.

Cet article fait remonter d'autres choses presque ignorées aujourd'hui, notamment sur le Tour de France, et je m'aperçois qu'en cette année de centenaire (les autres années non plus), on n'a jamais fait appel à moi ni à d'autres historiens du cyclisme, du moins je le pense, pour apporter sinon des éclairages nouveaux, du moins des vérités oubliées.

Cet article de Guy Helmet me rappelle que le Tour du Sud Est, lors de sa reprise en 1938, sous la direction de Jean Marie Audibert (encore un qui en une matinée a façonné une partie de ce que je sais) se voulait une copie du Tour de France. C'est-à-dire que, comme au Tour de France, les coureurs signaient des contrats pour la durée du Tour; contrats assez précis qui précisaient leur rémunération et les obligations des uns et des autres.

Et cela m'entraîne plus loin, pensant à Cogan ou à Gianello, qui n'étaient pas n'importe qui, et qui parlant du Tour d'avant-guerre, disaient que malgré leur contrat et les primes, ils ne gagnaient rien et devaient même parfois de l'argent à l'organisation à cause des amendes qui pleuvaient pour un oui ou pour un non.

J'espère que l'on trouve ce type de précisions dans les nombreux livres parus à l'occasion du centième Tour.

Ah oui, j'oubliais, en 1938 comme en 1939, les sélectionnés du Wolber avaient un contrat pour le Tour du Sud Est qui prévoyait et permettait leur abandon pour disputer ce dernier. Ce fut le cas entre autre d'Alfred André. C'est vrai que pour les plus méritants, c'était la porte ouverte pour le Tour de France.

Mais je m'éloigne et je vais laisser la parole à Guy Helmet

 

Ceux du Wolber

 

André Alfred

 

Au terme de la saison 1937, publiant ici même une biographie d'André Alfred, je disais en parlant du jeune espoir de la Pédale Marseillaise : "André est un coureur modeste - et pour cela unanimement apprécié - qui nourrit cependant au tréfonds de lui-même la noble ambition de mériter l'an prochain sa qualification au "Wolber".

Sa victoire dans le Dunlop en 1936, et aussi l'année suivante ses deux brillants succès dans les Grands Prix de Saint Loup et de Saint Antoine, appuyés par de multiples places d'honneur, justifiaient cette prétention de participer à la grande épreuve nationale de prospection d'où sont sortis quelques uns de nos plus purs champions.

Malheureusement une malchance implacable s'abattit sur lui dès le début de la saison 38 et il ne fit rien qui puisse attirer l'attention.

Accablé par le malheur qui s'acharnait sur lui, André jura même à plusieurs reprises de "casser" le vélo, comme s'il était possible d'abandonner ainsi un sport qui vous tient par tous les fibres de l'être. Encouragé par ses amis "Fred" fit face au courant fatal et la malchance vaincue, il devait réaliser encore quelques performances intéressantes avant le terme de la saison, notamment à Gardanne où il terminait 5°, à Saint Cannat 3° et au Tasso 5°.

Ce n'était naturellement pas le Pérou et rien ne laissait supposer qu'André allait être cette année choisi comme le plus digne parmi nos jeunes espoirs régionaux de participer au Wolber.

Qu'a-t-il fait pour mériter que se réalise ainsi son rêve ?

Le début de la saison n'est pas bien loin encore, mais les événements vont vite et pour vous le faire connaître il m'a paru intéressant de vous rappeler les principaux exploits par lesquels André devait se hisser au premier rang du cyclisme régional.

Deuxième, battu au sprint par Castelin, André fait sa rentrée officielle aux Milles où il termine 4°. Le dimanche suivant il est 2° du Grand Prix Anrigo, derrière Govaerts, puis 2° encore à Saint Louis, toujours derrière le grand Claude. Nous le trouvons ensuite 4° du Guindon, à Aix, derrière Pernac, Macone et Troggi Nello et 2°, battu par Castelin, le lendemain à Salon.

Au Tour du Gard où il fait ses véritables débuts dans le "grand bain", André réalise une très belle performance en se classant 4° derrière Camellini, Troggi Nello et Van Schendel, seule une chute avant le sprint l'empêchant de pouvoir prétendre à un meilleur classement. Cette performance il la confirme quelques jours après dans le Grand Prix de Gardanne où il termine seulement avec Zanti qui, naturellement, le bat sur le poteau.

A Grans, nouvelle grande bagarre, les jeunes battent les anciens, et André qui fut incontestablement le meilleur homme de la course, termine 5°.

A Saint Henri, où il retrouve ses camarades des catégories inférieures, André amène pour la cinquième fois un adversaire pour lui ravir une première place bien méritée dans les derniers mètres. Cette constance dans les places d'honneur lui vaut le qualificatif d'"éternel second". On l'accuse aussi de mettre le frein pour ne pas sauter de catégorie. J'ai déjà dit que pour ma part je n'en croyais rien.

Encouragé par ses performances depuis le début de la saison, alfred participe ensuite au Tour du Vaucluse où il termine 10° et premier de 3° catégorie après avoir fait jeu égal sur ce difficile parcours avec les plus grands champions. C'est là d'ailleurs qu'il devait attirer sur lui l'attention de nos confrères parisiens et gagner sa qualification au Wolber.

Ignorant encore s'il aura un bagage suffisant au regard des sélectionneurs, André prend le départ du Tour du Sud Est. Après un début très brillant il abandonne au cours de la quatrième étape ayant appris sa sélection pour la "course de sa vie" dont il prendra le départ aujourd'hui aux côtés de ses camarades Vernis, Bouffier et Yélamos.

Quatre vaillants petits gars dont nous suivrons la course avec intérêt dans une épreuve qui peut les conduire vers les plus hautes destinées.

 

 

Guy Helmet

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11 juillet 2013 4 11 /07 /juillet /2013 14:43

Belgique 1924

 

En cherchant sur le net la provenance de mes documents, c'est avec plaisir que j'ai pu voir une photo du professeur Pierre Vitalien en pleine forme et en champion de billard 2012. Ce spécialiste des Jeux Olympiques, surtout ceux de 1924, en France à Chamonix et à Paris, a écrit deux beaux livres sur le sujet : "La mémoire des 1ers Jeux Olympiques d'Hiver Chamonix 1924" et "Le Rugby aux Jeux Olympiques". C'est à lui que, lors d'une bourse j'ai acheté quelques pages éparses de La Pédale en bon état dont celle qui est à l'origine de cet article. Quelques années plus tard, je lui ai racheté un lot plus important de ces pages voire de numéros complets, que je n'ai jamais vraiment compilés car elles ont pris l'eau et ont tendance à se déliter comme certains Match l'Intran dès qu'on les touche. A l'époque, Pierre était assez désabusé, car sa cave ou son garage avait été inondé et il soldait du matériel guère utilisable. Même si je n'y ai pas complètement mis le nez dedans, je suis heureux de l'avoir vu souriant sur cette photo.

L'autre source, ce sont Les Sports Illustrés, hebdomadaire sportif belge, achetés en volume du 14 avril 1922 au 18 juin 1929, au regretté collectionneur Marcel Loisel qui nous avait régalé en son temps d'un portrait et palmarès de Georges Hubatz dans CollecCyclisme.

 

Venons-en maintenant au sujet proprement dit le Championnat de Belgique sur route des professionnels 1924. Deux titres et articles dans La Pédale, à gauche "René Vermandel détenteur du maillot tricolore belge", à droite "Comment Sellier a perdu son titre de champion de Belgique" auraient dû plus attirer mon attention. Je les avais certainement lus trop en diagonales. Heureusement j'aime bien relire... et pour mieux comprendre j'ai ouvert Les Sports Illustrés. Cela m'a donné envie d'en parler.

 

En 1924, le Championnat de Belgique, chaque pays cherchait sa formule, se déroulait sur plusieurs épreuves : Tour des Flandres, Tour de Belgique, Grand Prix de l'Escaut, Paris-Bruxelles, Liège-Bastogne-Liège et Grand Prix de Brasschaat. Chaque épreuve attribuait des points de 10 à 1 aux dix premiers, rien que de très logique. Parmi les épreuves classiques de l'époque en Belgique ne manquait que le Championnat des Flandres dont la renommée était pourtant déjà faite.

Je n'ai pas pu savoir si il était prévu de doubler le Grand Prix de Brasschaat, dernière épreuve dès le début ou non. Quoiqu'il en soit, la, formule devait donner 1 Félix Sellier 2 René Vermandel.

 

Mais, comme en France à l'époque, soit les organisateurs, soit la Fédération, faisaient la pluie et le beau temps et un règlement, quand il était simple et compris de tout le monde, était fait pour être changé en cours de route. Pourquoi ?

 

Prévue au printemps, la Doyenne, Liège-Bastogne-Liège n'a pu avoir lieu, faute d'un nombre de combattants suffisants. Et cela ne convenait pas au Comité Sportif de la Ligue Vélocipédique Belge. Mais lisons La Pédale : "Sellier n'est plus champion de Belgique parce que la Ligue Vélocipédique Belge a usé à son désavantage d'un formidable abus de pouvoir.

Elle a modifié, en plein cours d'exécution, un règlement qu'elle avait élaboré au début de la saison. Elle a outrepassé ses droits.

Elle avait décidé qu'un certain nombre d'épreuves compteraient pour le Championnat de Belgique et que le vainqueur de chacune de ces épreuves compterait invariablement dix points.

Or, vint Liège-Bastogne-Liège, la plus vieille des courses classiques belges, et, à l'effet d'assurer à cette course maigrement dotée, malheureusement, une réussite certaine, d'abord elle la rendit obligatoire - ce qui constitue déjà un bel abus de pouvoir - à tous ses routiers de première classe, ensuite elle décida qu'elle compterait double dans le classement du Championnat national.

Vermandel la gagna. Il compta ainsi 20 points au lieu de 10. Il n'en fallut pas plus pour que Sellier, l'homme de l'année pour la Belgique et qui avait déjà ou à peu près la victoire assurée, perdit toute chance pour avoir été battu au sprint, de conserver son glorieux trophée.

Coût pour Sellier : perte du Championnat de Belgique qu'il devait logiquement gagner, perte de 10.000 francs de prime de la maison dont il pilote les machines, moins-value sérieuse sur les engagements avec les vélodromes qu'il aurait pu contracter."

Tout cela n'est pas lettre morte puisque Sellier ne disputera pas le Critérium des As et son juteux contrat qui ira à Vermandel.

Je pense qu'il est intéressant de connaître ce genre de choses. Cela montre, contrairement à ce qui est souvent écrit, que Liège-Bastogne-liège n'a pas attendu 1949 et l'internationalisation pour être l'une des épreuves les plus importantes du calendrier belge.

Ce tour de passe-passe de la Fédération Belge est ignoré aujourd'hui, je me fais un plaisir de le rappeler.

Je tiens à dire que j'ai énormément d'admiration pour René Vermandel, que ce grand sprinter routier-pistard me touche plus que Félix Sellier, mais la vérité reste la vérité

 

Frédéric Girard

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3 juillet 2013 3 03 /07 /juillet /2013 18:06

MdS63.jpg

 

 

Léonard de Vinci n'a pas inventé les oreillettes...

mais il y a pensé...

 

Notre Léonard de Vinci à nous, c'est Georges Pagnoud qui en 1963 et en quelques lignes dessine les oreillettes. Il s'agit de l'avant Tour 1963 du Miroir des Sports où il met le tandem Magne-Poulidor au pied du mur. Mais laissons-lui la parole :

"... Quand le coureur sera téléguidé...

... Poulidor représente une force de la nature, athlétique, sain en un mot; mais s'il récupère bien, s'il se montre bon rouleur, excellent grimpeur, assez rapide au sprint, que de marques d'inattention ne manifeste-t-il pas en revanche ?

Ses amis prennent sa défense en ces termes :

- N'est-ce pas au directeur sportif d'avoir de la tête pour deux ? C'est à lui de penser! A lui aussi de répéter à son poulain les numéros des dossards qu'il se doit de contrôler à tous instants. Quant aux ordres d'attaque, ne doivent-ils pas émaner de la voiture directoriale ?

... A défaut d'avertisseur l'idéal ne consisterait-il pas à se munir d'un poste émetteur dont les ondes parviendraient directement à un coureur ?

Imaginez un haut-parleur miniature installé à la place du bidon :

"- Raymond, annoncerait le speaker Tonin, mettez-vous d'urgence sur le 52x16, et, dès que vous aurez franchi le pont, revenez sur le 52x13.

- Raymond! attention! le 123 se dégage de l'arrière. Accrochez-vous à sa roue quand il passera.

- Raymond! je pars au ravitaillement, mais ne vous préoccupez pas de moi. Brûlez-le. Démarrez immédiatement à la sortie de la zone délimitée. C'est un ordre! Suivez-le..."

Ce n'est là, pour le moment, qu'une vue de l'esprit.

Raymond Poulidor ne connaîtra sans doute pas lui-même l'époque des coureurs-robots, ainsi téléguidés, qui arrivera peut-être un jour, et c'est sans doute dommage pour lui..."

 

Vous allez peut-être croire que je recherche assez systématiquement l'insolite. Ce n'est pas le cas, mais je vais parfois aux sources, quand j'ai la chance de pouvoir le faire, et pas seulement aux compilations. Et l'insolite vient tout seul dans des articles qui ne lui sont pas réservés en plus. Je dis cela car je m'étonne un peu que ceux qui se sont penchés sur les cent Tours de France ne trouvent pas en cherchant ce que je trouve par hasard.

 

Dans ce même numéro, il y a tout de même 50 ans, on demande à Félix Lévitan ; "Peut-on penser que la télévision entraînera la modification de certains aspects du Tout à plus ou moins brève échéance ?" (et là le journaliste cite en exemple les horaires reculés vers 19 heures pour permettre aux travailleurs de pouvoir assister aux retransmissions en direct)

Félix Lévitan, co-directeur du Tour de répondre : "Pas question : les horaires du tour de France ne seront jamais calculés en fonction de la télévision, mais en fonction des exigences de la course, et plus encore des coureurs.

 

Enfin dernière remarque sur ce numéro, avez-vous remarqué son titre ? Les Tours, et aussi l'absence d'année. Je me suis demandé à quoi cela correspondait avant de réaliser que L'Equipe organisait aussi et en même temps le Tour de l'Avenir. C'était sa manière de militer pour la licence unique, alors que, pour la première fois, les Soviétiques allaient être enfin au départ du T.2. (écrit ainsi dans le titre de l'article).

           

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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 18:12

Voici la photo de couverture du n° 17 de But, un des hebdomadaires sportifs parus à la Libération. Associé à un autre hebdo, Club, il deviendra But & Club. Un peu plus tard, apparaîtra en dessous de ce titre Le Miroir des Sports, magazine condamné comme les autres à voir son titre disparaître à la Libération. Référence avant guerre et appartenant au groupe de L'Auto, But et Club Le Miroir des Sports ne sera peu à peu plus qu'appelé le Miroir des Sports.

Cette photo a été prise au Parc des Princes après l'arrivée de Bordeaux-Paris gagné par Emile Masson, le fils du père.

Avant de vous donner la légende telle qu'elle est parue, on voit de gauche à droite Georges Ronsse, Emile Masson fils, Vincent Carrara ancien coureur et constructeur de cycles), Ludovic Feuillet et Emile Masson père.

 

 Bordeaux-Paris-1946.jpg

Trois hommes, trois champions : c'est l'histoire belge de Bordeaux-Paris

 

Le recordman de l'épreuve, Georges Ronsse (à gauche), trois fois vainqueur de Bordeaux-Paris, après avoir félicité Emile Masson, grave dans la victoire, discute avec le "père" Masson, vainqueur en 1923, tandis que les artisans de la victoire, Ludovic Feuillet, directeur sportif des deux générations, et un de ses deux entraîneurs en Derny, Vincent Carrara (105 kilos) sourient...

16-06-1946

Bordeaux-Paris

 

588km

15 partants 9 classés

 

1 Emile MASSON16h59'40"

2 Joseph SOMERS à 8'52"

3 Joseph SOFFIETTI à 12'54"

4 Guy BUTTEUX à 18'50"

5 René WALSCHOT à 23'24"

6 Georges DESPLENTER à 29'45"

7 Joseph TACCA à 31'25"

8 Maurice QUENTIN mt

9 Raymond LOUVIOT à 47'22"

 

abandons : Maurice DE MUER François NEUVILLE Lucien VLAEMYNCK André DECLERCK René ADRIAENSSENS Emile ROGIERS

 

Toujours tirée de ce numéro de But la photo d'arrivée du Grand Prix de Nantes

 Nantes.jpg

Ernest Leroy règle Philippe Martineau à droite, Tassin et Audaire

 

16-06-1946

11° GP de Nantes

 

 

165km

 

1 Ernest LEROY (Rennes)4h18'15"

2 Philippe MARTINEAU

3 Eloi TASSIN

4 André MAHE à 5'

5 Lucien BODA

6 Kléber PIOT

7 André KERGOËT

8 Georges GILLES

 

 

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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 17:37

La Marseillaise (Provence) du lundi 29 juin 1970

 

Quand je fréquentais les marchés aux puces, il m'arrivait d'acheter, quand il y en avait, des quotidiens, si possible du lundi, pour trouver des résultats cyclistes régionaux. Il se trouve que je possède par hasard ce numéro intéressant à plus d'un titre outre quelques résultats régionaux que vous pourrez lire.

 

Deux titres sportifs en première page, le premier concernant le décès du pilote automobile Clermontois Jean Luc Salomon sur le Circuit de Rouen les Essarts lors du Grand Prix de formule 3. Qui s'en souvenait ?

 

L'autre :

"Le Tour

Zilioli gagne à Angers

et assure pour Merckx

l'intérim du maillot jaune"

Les choses sont donc claires, le patron c'est Merckx, mais j'y reviendrai plus bas.

 

Il y a bien un troisième titre sportif qui concerne les chevaux et annonce la brillante victoire de Roll of Honour lors du Grand Prix de Paris qui rapporte 2 500000 francs à un numéro de la Loterie Nationale.

 

Allons y pour des choses de dernière page qui auraient pu être d'aujourd'hui :

- Le Gouvernement s'en prendrait aux Allocations Familiales

- Violents orages dans certaines régions de France (en Haute Loire notamment une centaine de véhicules bloqués sur la RN88 et trafic ferroviaire perturbé; ou en Haute Savoie, voie ferrée inondée et roue transformées en torrents de boue)

- Ouverture du col de l'Isoard.

 

Les journaux étaient alors le véritable relais des informations avec la population. Ainsi à la rubrique de Sorgues on trouvait la liste des personnes attendues en mairie pour retirer leur carte grise, leur permis de conduire, leur passeport ou leur carte d'identité. Le journal était alors le véritable réseau social. Pour s'en convaincre, il y avait aussi pour chaque semaine la liste des boulangeries de Carpentras ouvertes au mois de juillet.

 

Sur ces mêmes pages, on annonçait la fête votive de Bollène du 3 au 7 juillet. Et généralement, quand on disait Fête Votive, outre les bals, défilés, fête foraine et autres concours de boules, on disait le plus souvent course cycliste. On pouvait lire : "Mardi 7 juillet : Grand Prix cycliste de la Ville de Bollène, organisé par l'Avenir Cycliste Bollénois, 2000 F. Course ouverte à tous les amateurs et indépendants toutes catégories, 160 km. Parcours : Bollène, St Arlès, l'Etang Derboux, Bollène (ceci sept fois)."

 

Venons en aux trois pages sportives (4 si l'on compte les chevaux) dont une entière consacrée au cyclisme :

- Les Avignonnais Duhamel-Faticci champions de France double-scull et les Toulonnais Moreni-Castel seconds en deux barré.

- Vainqueurs des Marseillais Marletto, Vanni, Benhadji (13-7), les Parisiens Paon, Lebeau, Mattei champions de France de pétanque.

- Keita (Saint Etienne) Oscar des Oscars du football en 1970.

- Jean Claude Andruet (Alpine) remporte la 3° Ronde Cévenole.

- Joseph Siffert (BMW) gagne le GP de Rouen de formule 2

- En Athlétisme les Français battent l'Espagne (où Guy Drut bat le record de France du 110m haies en 13"6), la Finlande et la Belgique mais s'inclinent face aux Pays Bas. Chez les dames victoire faces aux Suisses et aux Belges mais défaite contre les Hollandaises.

 

Mais venons-en au cyclisme avec la deuxième étape du Tour de France où la Marseillaise se paye deux pointures du journalisme sportif. D'abord Abel Michéa, incomparable conteur, qui titre Zilioli-Borgia parce que l'Italien vient de souffler le maillot jaune à son patron Eddy Merckx et qu'il a roulé pour son propre compte dans l'échappée. Voyons quelque extrait de ce que Michéa raconte à Nounouchette : "...N'empêche que notre grand Eddy, plus boudeur que jamais, est entré à l'hôtel d'Orléans en ruminant de sombres vengeances. Il doit la regretter sa mansuétude à l'égard du Piémontais Italo Zilioli qu'il a hébergé dans sa garde et qui, à la première occasion, vient l'empoisonner. "Borgia, va", aurait clamé Géminiani en son temps..."

L'autre pointure, c'est Roland Passevant qui a recueilli les impressions des uns et des autres à chauds et sait les mettre en musique.

Bon Zilioli gagne l'étape et prend le maillot jaune, vous trouverez tout cela dans notre site préféré Mémoire du Cyclisme, ce qui m'a paru le plus intéressant, outre de lire les deux compères (j'aurai bien lu aussi un peu d'Emile Besson s'il y avait eu lieu), c'est la façon d'écrire le classement. Voyez plutôt, nous sommes quand même en 1970 et les extrasportifs ont plus de 15 ans. On n'en lève plus la publicité sur les photos, non mais on évite d'en faire.

je vous fais languir même si je n'ai pas le talent de celui qui racontait l'histoire d'un mec...

1 Italo Zilioli (Italie - Driessens) 2 G Van den Berghe (Belgique - Driessens) 3 W Walter Godefroot (Belgique - Pezzi) 4 Roland Berland (De Muer).

C'est pareil pour le classement général pas de Faemino, de Salvarani de Bic ou autre et le par équipe donne au général par exemple 1 De Muer 2 Driessens 3 De Gribaldy 4 Schotte 5 Cools 6 Vissers. Si l'on n'y prend garde on serait capable de placer cette course dans d'autres palmarès.

En tout cas cela montre la mentalité qui régnait dans un journal communiste en 1970. Et je ne me moque pas parce que quelques années plus tard je serai adhérent de ce parti.

 

Voici maintenant les autres résultats cyclistes

 

Mariano Martinez au Tour du Nivernais Morvan

28-06 5° étape le matin 140km Lormès-Nevers 1 Botterhuis (Nl) 3h44'31" 2 Leveau (Méral) mt 3 Morvan (Nantes) mt

28-06-6° étape clm 1 Mariano Martinez (F) 34km en 48'50"4/10 2 Maingon (F) 49'34"6 3 Testier (F) 50'07"1 4 Van den Laar (Nl) 50'22"7 5 Hézard (F) 50'26" 6 Martin Martinez (F) 50'38"1 7 Adriaans (Nl) 50'50"8 8 Coquery (F) 50'51"3 9 Ravel (AC Clermont) 50'53"2 10 Hélion (Centre) 51'15"

CG final 1 Mariano Martinez 19h00'20" 2 Maingon 19h03'11" 3 Testier 19h04'24" 4 Demeyer (Centre) 19h05' 5 Rivory (Annonay) mt 6 Van den Laar 19h05'11" 7 Genthon (Annonay) 19h05'32" 8 Hézard 19h06'18" 9 Frasconi (Nice) 19h06'31" 10 Koot (Nl) mt

 

28-06 Souvenir Evesque à Carpentras

85km 3 & 4 J-S 86 partants

1 Balbi (ASPTT Marseille) 2h37' 2 Panagiotis à 20" 3 Fournier (Orange) à + d'1' 4 Merlin (Montfavet) 5 Martinez (Montfavet) 6 Chaverot (Les Angles) 7 Roustan (Aix) 8 Paquier (Montfavet) 9 Courtial (Le Crest) 10 Mistral (montfavet) 11 Courli (Miramas) 12 Maigre (Avignon) 13 Fotollo (Bagnols) 14 Pezenti (Berre)

 

28-06 Ronde de Tarascon - Souvenir J H Mouillas

84km 49 partants

1 Bordinelli (Marseille) en solitaire 2 Vidal (Montfavet) 3 Rascol (Paluds de Noves) 4 Distéfano (Miramas) 5 Gabelle (Saint Chamas) 6 Borel (Paluds de Noves) 7 Fernandez (Montfavet) 8 Hernandez (Miramas) 9 Jean (Arles) 10 Siguenza (AVC Beaucaire) 11 Durando (Marseille)

 

28-06 GP des Jeunes à La Farlède

36km Circuit clos des Fourmis

1 Cintione (VS La Seyne) 1h08'14" 2 Lopez (US La Valette) mt 3 Richerme (VS La Ciotat) 4 Van Lantker (VC La Garde) 5 Viaud (VS Hyères) 6 Rocge (VS La Ciotat) 7 Lazzarini (VS La Seyne) 8 Paghioni (VC Toulon) 9 Gragnani (VC La Garde) 10 Guire (VC La Garde)

 

28-06 GP de la Farlède

63km 33 partants Circuit clos des Fourmis

1 Mounier (US Monteauroux) 1h53'28" 2 Hingue (VC La Garde) à 2'21" 3 Pédro (Montauroux) mt 4 Gibert (US St Tropez) à 2'23" 5 Serge Guès (US Montauroux) à 3'18" 6 Fabre (ES Cannes) mt 7 Sola (VS Hyères) mt 8 Chabran (ES Cannes) 9 Reglioni (ES St Cyr) 10 Guérin (ES Cannes)

 

28-06 2° GP de Saint Michel l'Observatoire

72km 60 partants

1 Georges Tinazzi (ASPTT) 2 Tempier (AST) 3 Letellier (La Garde) 4 Lecarpentier (Manosque) 5 Maoche (Marignane) 6 Mattéo 7 Bordinelli (OCN) 8 Roux 9 Surian 10 Champon

 

28-06 Championnat de France sur route FSGT

144km

1 Michel Gauthier (St Etienne) 4h01' 2 Robert Gauthier (Seine St Denis) mt 3 Littoli (Val de Marne) à 1' 4 Braillon (Roanne) à 1'30" 5 Boulnois (Seine St Denis) à 2'18" 6 Tracoulat (Lyon) à 4'40" 7 Dalmasso (Côte d'Azur) 8 Jacques Gros (Paris) 9 Colin (Val de Marne) 10 Droux (Côte d'Azur) mt

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19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 17:30

Je vais sur les pas de Dominique Turgis, sur un cyclisme que je connais moins bien que les autres tellement il a été riche en épreuves et en hommes.

Cela grâce à un cahier que Pierre Weecxsteen m'avait envoyé il y a une trentaine d'années maintenant. Déjà à l'époque des passionnés découpaient ou recopiaient des résultats sur leurs idoles. ici c'est un amoureux de l'équipe Stella qui a recueilli ces merveilles.

En plus, il y a le rêve de tout historien, celui d'avoir plusieurs sources même si ça ne facilite pas toujours la tâche.

 

 

 

 7-05-1950-1-Résistance de l'Ouest

 

7-05-1950-2-Populare de l'Ouest

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17 juin 2013 1 17 /06 /juin /2013 14:58

Il ne s'agit pas ici de résultats. Mais j'ai souvent dit sans le prouver qu'il n'y avait pratiquement pas d'amateurs en régions.

Voilà pourquoi, je vous donne ici cette copie du petit Dauphinois concernant, entre autres, les licences 1938 du Comité de l'isère.

 

Je rappelle que les débutants ne sont pas des amateurs.

 

Petit-Dauphinois-1-03.JPG

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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 16:17

Je vous laisse lire cet article... et songer à la popularité du cyclisme pour que cela doit possible à l'époque et paraisse naturel... Imaginez...

J'ajouterai simplement qu'il suffit de compulser et de lire pour trouver des anecdotes incroyables sur notre sport.

 

Frdéric Girard

 

Les-Allobroges-15-09-2.JPG

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